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EAC : LE BURUNDI AU 2ÈME RANG DANS LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION.
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- Category: Actu. Nationale
- Published on Tuesday, 16 October 2012 15:24
- Written by Ineza Divine
| Politique |
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Abanyagihugu.com mise à jour, le 16.10.2012 Source Xinhua Le Burundi est passé de la dernière position à la deuxième place en matière de lutte contre la corruption dans la Communauté est-africaine (EAC) dont les membres comprennent aussi le Rwanda, la Tanzanie, l'Ouganda et le Kenya. Ce classement est contenu dans le rapport de « Indice 2012 de la corruption en Afrique de l'Est », selon lequel l'indice de corruption pour le Burundi est évalué à 18,5%, juste derrière le Rwanda (2,5%). Lors d'une réunion gouvernementale consacrée à l'examen de ce rapport tenue lundi, le premier vice-président burundais Térence Sinunguruza a invité les hauts cadres de l'Etat à capitaliser les conclusions du rapport. Pour M. Sinungurunza, cette performance réalisée par le Burundi doit constituer pour les hauts cadres de l'Etat « un nouveau départ » pour arrêter des stratégies de maintenance et d'amélioration des performances dans les secteurs comme la santé, l'éducation, la fourniture en eau, la justice, la police, l'administration locale et les services de collecte des taxes. « Tout en félicitant tous les acteurs qui ont œuvré pour cette performance, mais sans verser dans l' autosatisfaction, nous voulons que ces services servent d'exemple l'année prochaine ; et qu'ils deviennent les modèles à suivre pour le reste de l'administration », a-t-il déclaré en substance. Le ministre à la Présidence chargé de la Bonne gouvernance et de la Privatisation, Issa Ngendakumana, a souligné qu'il n'est pas temps de crier victoire sur les avancées faites en matière de lutte contre la corruption, mais plutôt de prendre acte des résultats du rapport « East Africa Bribery Index 2012 » et échanger sur les voies et moyens de les capitaliser en vue d'améliorer le score pour les prochaines années. « Nous ne devons nous faire des illusions, car il reste encore beaucoup à faire pour réduire sensiblement le fléau de la lutte contre la corruption dans les différents secteurs de la vie nationale », a-t-il fait remarquer. |
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La Démocratie vue par Louis Rwagasore
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- Category: Actu. Nationale
- Published on Sunday, 14 October 2012 20:33
- Written by Rukundo Justin
| Burundibwiza.com mise à jour, le 14.10.2012 |
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Extrait de « La vérité sur le Burundi », par B.F. KIRARANGANYA, pp.34-35. Éditions Naaman de Sherbrooke, Québec, 1977. Personnellement, je n’ai pas été pris au dépourvu. J’ai soutenu la démocratie sans y croire vraiment : c’était trop beau pour être faisable… Il n’était pas raisonnable de penser à une vraie démocratie sans Watergates sanglants avant au moins les années 1990-2000. Excepté à deux conditions : si Louis Rwagasore n’était pas mort, ou si les leaders tutsis avaient bien voulu faire confiance à Pierre Ngendandumwe, ce Hutu de la catégorie d’hommes dont j’ai dit que la valeur personnelle concerne l’intérêt universel. Louis Rwagasore, au contraire, était sûr de son coup. Selon lui, les chances de la démocratie étaient certaines et les Barundi étaient mûrs pour la belle aventure ! Je dus alors suivre à cause de mon admiration pour le grand leader de notre parti. Un jour, je voulus m’assurer une fois pour toutes de ses intentions les plus intimes à ce sujet. Nous étions, ce jour-là, en voyage pour plus d’une heure et demie sur le trajet Gitega – Bujumbura, cent-onze (111) kilomètres de mauvaises routes. Nous avions donc tout le temps de discuter de n’importe quel sujet sans être interrompus ou dérangés. Je lui demandai alors, très sérieux : - Prince, cette démocratie que nous prêchons, est-ce que c’est sérieux ? C’est de la blague ou quoi ? Vous y croyez vraiment, vous, ou c’est seulement pour rigoler ? - J’y crois parfaitement. - Ne pensez-vous pas que, de fil en aiguille, le peuple n’en arrive à réclamer jusqu’à l’élection du chef de l’Etat lui-même ? Et que vos chances, à vous, en tant que prince seront fortement diminuées ? Pas maintenant bien sûr, mais dans les années plus ou moins proches. Vous voyez ça d’ici… - Oui, je vois ça d’ici, me répondit-il ironiquement. Mais je dois aussi vous dire une chose, continua-t-il, très sérieux : la démocratie, voilà au moins la meilleure chose que les Belges ont pu nous suggérer. Le peuple burundais a droit à la dignité et à la liberté, nous devons donc le diriger par la démocratie. Si demain le peuple ne veut plus de mon père (Mwambutsa IV), je serai le premier à lui conseiller d’abdiquer. Tandis que je l’écoutais avec intérêt sans l’interrompre, il continua : - Quant aux chefs de chefferies, bien que la plupart soient de ma famille, je ne les renie pas, mais il faut qu’ils soient là de par la volonté du peuple. Ils faut qu’ils soient élus. Je suis sûr que ceux d’entre eux qui se sont toujours souciés de la justice et du bien-être de leurs populations seront élus, puis réélus. Ceux qui se sont mal conduits, ce n’est pas à moi ni à notre parti de les soutenir, d’endosser leurs fautes. Ce sera vraisemblablement leur fin et ce sera mieux ainsi. En ce qui me concerne personnellement, eh bien, nous avons fait des études et je suis jeune : si je ne suis pas élu je travaillerai toujours quelque part. Mais le peuple sera content. Dès aujourd’hui, si j’étais sûr que les Burundais (il disait Barundi, terme plus académique) veuillent déjà la République et que cette solution soit la meilleure, je ne ferai absolument rien pour les en empêcher. Ce serait leur droit le plus légitime. |
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