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L'Ambassade de la République du Burundi au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.
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- Category: Actu. Nationale
- Published on Friday, 25 January 2013 22:12
- Written by Ineza Divine
COMMUNIQUE
Abanyagihugu.com mise à jour, le 25.01.2013
L’Ambassade de la République du Burundi au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord a le plaisir de porter à la connaissance du public de ce qui suit :
Du 14 au 20 janvier 2013, Son Excellence Monsieur Laurent Kavakure, Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale a effectué une mission réussie au Royaume-Uni où il a rencontré de nombreux partenaires et amis du Burundi. Il a pu s’entretenir avec les partenaires au sujet de la politique du Burundi, ses réalités et ses besoins, ainsi que sa contribution à la Communauté internationale, notamment en matière de paix et sécurité. La délégation conduite par Son Excellence Monsieur le Ministre Laurent Kavakure comprenait aussi Monsieur Bernard Ntahiraja, Chargé d’Affaires a.i de l’Ambassade du Burundi à Londres.
- 1.Interview à la BBC, le 15 janvier 2013.
Son Excellence Monsieur Laurent Kavakure, Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale, a expliqué aux journalistes l’objet de sa visite au Royaume uni qui était le suivant : (i) renforcer les relations d’amitié et de coopération entre le Burundi et le Royaume-Uni ; (ii) répondre à une invitation à participer à une conférence sur « l’intégration de la Justice Transitionnelle, la Sécurité et le Développement » organisé par Wilton Park ; (iii) rencontrer et discuter avec la diaspora, qui constitue une force puissante capable d’impulser le développement du Burundi ; (iv) appuyer la jeune Ambassade du Burundi à Londres, qui a déjà gagné deux prix diplomatiques.
Le Ministre burundais des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale, S.E.M Laurent Kavakure s’est en outre exprimé sur la réussite de l’Office Burundais des Recettes(OBR), qualifié de « success story » au Burundi ; la politique de bon voisinage du Burundi ; ainsi que les aspects de la Justice Transitionnelle au Burundi. Le Ministre Laurent Kavakure a accordé l’interview aux journalistes de la BBC de la section Kirundi, Kinyarwanda, française et anglaise.
- 2.Entretiens avec les Officiels britanniques et autres partenaires, du 15 au 17 janvier 2013.
Son Excellence Monsieur Laurent Kavakure s’est entretenu : (i) au Parlement, avec le Groupe parlementaire multipartite sur la Région des Grands Lacs d’Afrique, ainsi que le Groupe Parlementaire constituant le Comité pour le Développement International ; (ii) au niveau du Gouvernement, Baroness Sayeeda Warsi, Ministre d’Etat au Secrétariat d’Etat aux Affaires Etrangères et du Commonwealth, ainsi que Directeur pour l’Afrique ; au DFID : la Directrice en Charge de l’Afrique centrale et orientale ; (iii) au Secrétariat du Commonwealth : le Directeur des Affaires Politiques et Secrétaire Général a.i du Commonwealth ( le Secrétaire Général était en déplacement) ; (iv) au Commonwealth Business Council(CBC) : le Directeur Général du CBC accompagné du Président du Conseil d’Administration du CBC , (v) au niveau de l’Archevêché de Canterbury : l’Evêque de Southwell et Nottingham, The Rt Revd Bishop Paul Butler .
Avec les différents partenaires et interlocuteurs, en fonction de leur compétence, Son Excellence Monsieur le Ministre a expliqué la situation prévalant au pays, le soutien du Burundi au Royaume-Uni, l’apport du Burundi à la Communauté internationale. Il a mis en exergue les progrès réalisés au Burundi, notamment en matière de démocratie, de droits de l’homme, de lutte contre la corruption et de sécurité. Aux différents interlocuteurs, il a sollicité un appui et plaidoirie en faveur du Burundi. Il a mis en exergue, comme demande, l’ouverture d’une mission diplomatique britannique résidente à Bujumbura, la reprise de la coopération bilatérale directe pour les programmes du DFID, la coopération bilatérale britannique pour appuyer la participation du Burundi à l’AMISOM ; l’invitation à visiter et à investir au Burundi. Le Ministre Laurent Kavakure a relevé comme défi majeur au Burundi, la lutte contre la pauvreté et a sollicité l’appui au CSLP II.
- 3.Participation à une conféle 18 janvier 2013 pour donner le témoignage du Burundi.
Son Excellence Monsieur le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale a participé, du 17 au 19 janvier 2013, à une conférence internationale organisé par Wilton Park à Wiston House, avec pour thème « intégration de la Justice Transitionnelle, la Sécurité et le Développement », expériences des pays. Le panel pour ce thème, discuté le 18 janvier 2013, était composé du Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale de la République du Burundi ; le vice-Premier Ministre et Ministre de la Justice de Kosovo ; Un ancien chef de la Commission Internationale contre l’impunité et actuellement procureur Général à Madrid.
Le Ministre Laurent Kavakure, en partageant l’expérience du Burundi, a notamment mis en exergue le contexte et les raisons du retard de la mise en œuvre de certains aspects de l’Accord d’Arusha pour la paix au Burundi, les étapes déjà franchies, les réformes entreprises, la réussite de l’intégration de l’armée et de la police, l’impact des travaux communautaire... Il a en outre relevé le défis de la lutte contre la pauvreté.
4.Rencontre avec la diaspora burundaise, le 19 janvier 2013.
Le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale, a fait observer un DVD sur les réalisations du cinquantenaire au Burundi. Il a expliqué aux membres de la diaspora les réalités et progrès réalisés dans différents aspects de la vie nationale au Burundi. Il a enfin invité et encouragé les membres de la diaspora à investir au Burundi et à participer au développement de leur pays. Les membres de la diaspora ont posé des questions en rapport avec la réconciliation nationale, la participation au développent, les facilités à accorder aux membres de la diaspora, ainsi que les facilités d’acquisition de passeports burundais. Aux différentes questions, le Ministre burundais des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale a donné des réponses satisfaisantes.
5. Soutien aux actions de l’Ambassade du Burundi à Londres.
Son Excellence Monsieur le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale a salué les réalisations de l’Ambassade du Burundi à Londres. Il l’a félicité le Chargé d’Affaires a.i pour les prix diplomatiques gagnés l’année dernière et a encouragé l’Ambassade à aller de l’avant.
Fait à Londres, le 20 janvier 2013.
Sé Bernard Ntahiraja,
Chargé d’Affaires a.i, Ambabu Londres.
Le fabuleux destin footballistique d'un jeune burundais réfugié en Angleterre.
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- Category: Actu. Nationale
- Published on Saturday, 12 January 2013 20:16
- Written by Ineza Divine
| Sports |
| Abanyagihugu.com mise à jour, le 12.01.2013 Source : SoFoot | |
| Notorious Bigirimana
- Papa, c’est quoi cette bouteille de lait ? Papa !!! C’est quoi cette bouteille de lait !!!??? / - Eh ben, tu vois mon fils, cette bouteille de lait, ça a été mon tremplin vers le foot professionnel. - Papa, c’est quoi un tremplin ? / - Bon, t’es lourd, mange ton toast maintenant. Voici à quoi pourrait ressembler une discussion matinale entre Gaël Bigirimana et son potentiel futur rejeton. Car le destin du jeune milieu de terrain de Newcastle, tout juste 19 ans, tient en effet au départ à une histoire de bouteille de lait. En 2004, la famille Bigirimana fuit le Burundi, après un bref passage en Ouganda, avant d’atterrir, en qualité de réfugié, à Coventry. À 11 ans, Gaël, qui ne parle pas un mot de la langue de Shakespeare, a alors deux passions : le foot et Dieu. Un matin d’août 2004, maman envoie Gaël et le grand frère acheter une bouteille de milk au supermarché du coin, ASDA, à côté du centre d’entraînement des jeunes de Coventry City. « J’ai entendu une voix intérieure qui me disait : "Vas-y et demande à t’entraîner avec eux." Je l’ai dit à mon frère qui m’a répondu : "Tu sais, c’est pas aussi simple que ça. Il faut sans doute payer." Le lendemain, j’ai alors demandé un peu d’argent à ma mère. Elle pensait que c’était pour aller m’acheter des bonbecs ou des chocolats et m’a dit qu’elle n’avait plus de sous », raconte le Burundais dans les colonnes du Daily Mail. Le lendemain, Gaël, têtu, suit sa voix intérieure et implore le ciel : « Sur le chemin, je demandais à Dieu d’être avec moi sur ce coup-là. » Dans un anglais cabossé, il tombe sur deux recruteurs, Reece Brown et Ray Gooding, qui se souvient : « Je lui ai demandé d’où il venait. Il m’a dit : "Le Burundi" et j’ai répondu : "C’est où ça ?" Il me disait qu’il y avait quelques problèmes là et qu’il était venu en Angleterre pour repartir de zéro. Je lui demande alors s’il était bon au foot et lui, cash : "Bien sûr que je suis bon." Il avait déjà une bonne confiance en lui du haut de ses 11 ans. » Gooding et Brown lui promettent d’aller l’observer dès lors qu’il trouvera une équipe, à l’école ou en club. Tout content, le jeune réfugié rentre chez lui en courant. Et là, miracle : « Ils ont été impressionnés par ma vitesse alors que, en vérité, je ne faisais que trottiner. Ils m’ont demandé si je pouvais venir à l’entraînement le lendemain, si j’avais tout l’équipement du footballeur. J’ai dit oui alors que je n’avais rien », s’excuserait presque Gaël. Il paye un salon de coiffure à son frère et sa mère Mis à l’essai pendant cinq mois, avec des pompes de foot aux pieds – « La seule fois que j’en avais portées, c’était en Ouganda » -, Bigirimana s’impose. « Après 10 minutes, Gaël s’approche de moi et me balance que le groupe n’est pas assez bon pour lui », enchérit Gooding. Le petit Gaël est surclassé à chaque fois et Gooding devient une sorte de père adoptif, tout en faisant dans le fooding : « Après chaque entraînement, il mourrait de faim. Je ne peux pas vous dire combien de fish&chips, de saucisses ou de poulet-frites il me doit ! ». Bigirimana a sans doute de quoi le rembourser depuis. Signé pro à l’été 2011, à 17 ans, par Coventry, il devient rapidement pour son côté pieuvre sur le terrain la coqueluche des fans Sky Blues. Il ouvre même un salon de coiffure en ville – Bigi Snippers & Clippers – où son frère coiffe les messieurs, maman les dames. Spécialité maison ? La Bigi, soit une crête à la Gaël. Dieu rôde toujours dans le coin : « Je crois qu’il m’utilise pour changer la ville, en commençant par l’équipe. Mais Dieu ne donne jamais des cibles faciles ». Une vingtaine de matchs plus tard, le bac en poche et un titre d’Apprentice of the Year décerné par la Football League, Bigirimana est enrôlé pour 700 000 euros en juillet dernier par Newcastle United, toujours prompt à signer du jeune à potentielle plus-value. Les supporters de St James' Park s’amourachent rapidement du petit modèle burundais. Sur les forums de supporters, on hésite sur l’air à coller à sa chanson : entre un Gimmee, gimmee, gimmee des Abba, un Hakuna Matata et un titre de Notorious Big. Tout roule donc pour Bigi, qui, après trois tentatives, a enfin décroché son permis de conduire, acheté une Opel Corsa et songerait même à donner au Bigi Snippers & Clippers un petit frère dans le Tyne and Wear. Gaël y a également gagné un nouveau père, en plus du sien, de Ray et de Dieu : Cheick Tioté, qui porte aussi très bien la crête. La Toon Army a d’ailleurs orienté son chant vers ce pan de l’histoire : « He’s big, he’s bad. Tioté is his dad ! » Bref, Gaël Bigirimana est sur un nuage. Plusieurs sélections africaines lui font les yeux doux : le Rwanda (nationalité de sa mère), la République démocratique du Congo (nationalité de son père) et le Burundi (son pays natal). Mais Bigi n’a pas encore choisi, lui qui considère le Burundi comme pas « assez sûr et stable », alors que Stuart Pearce songe sérieusement à l’appeler avec les Espoirs anglais. Pour le moment, Gaël continue son petit bout de route, de prier Dieu avant chaque d’envoi et après chaque coup de sifflet final. « Je crois que Dieu m’a amené à Newcastle. Je fais partie de son plan, qui se poursuit ici. J’ai juste à travailler dur » se martèle Gaël, assidu à quelques lectures de la Bible à Newcastle. « Nous avons quitté le Burundi pour avoir une meilleure éducation. C’est ce que mes parents souhaitaient. Mais visiblement, Dieu avait à l’évidence une autre idée pour moi ! » Par Ronan Boscher à Manchester |
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Les blessures des milieux Magpies et une frappe enroulée dans la lucarne contre Wigan ont fait de Gaël Bigirimana (réfugié burundais en Angleterre) un Michael Essien en puissance. Attention, belle histoire. Avec du lait, un salon de coiffure et Dieu dedans.